Le Ryokan a évolué avec les siècles. Aujourd'hui,
il offre 100 chambres et peut accueillir jusqu'à 450 personnes.
Tout est choisi et fait pour satisfaire chaque client, qui est en
fait considéré comme un hôte privilégié.
La cérémonie rituelle du thé est caractéristique
de l'hospitalité traditionnelle japonaise.
Au repas sont servis les produits naturels de la terre et de la
mer, en particulier ces fruits de mer venus de l'océan voisin
et qui font une partie de la réputation du Ryokan.
Les japonais, plus que d'autres peuples, vivent en harmonie avec
la nature et apprécient les changements de saisons.
"La vie est un voyage et la nature rappelle aux Japonais l'aspect
temporel de la vie".
Suivant l'esprit de cette formule, Hoshi a donné à
chaque chambre du Ryokan un nom poétique.
Depuis treize siècles, le "Onsen" (bain d'eau minérale
chaude, alimenté directement à la source) continue
à la fois à réchauffer et à détendre
le corps et l'esprit dont il soulage les petits maux.
De même, dans la plus pure tradition du Ryokan, on trouve
chez Hoshi un "Emmeikaku", chambre d'hôte située
dans le jardin, et dont la décoration - murs et plafonds
rouges, motifs à damiers de la région d'Hokuriku -
est un véritable raffinement.
A peine arrivé, l'hôte est revêtu du "Yukata",
kimono traditionnel en coton : commence alors pour lui un séjour
de détente complète, durant lequel il oublie tous
ses soucis.
Ainsi, le Ryokan Hoshi comble-t-il tous les désirs de ses
hôtes, dans la plus pure tradition d'accueil du Japon millénaire,
héritage légué par quarante - six générations
de propriétaires attentifs au bonheur des hommes.
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700 |
L'histoire et la légende
se retrouvent sous les ombrages du Ryokan Hoshi, la plus ancienne
auberge japonaise... Au VIIIème siècle, voici
mille trois cents ans, le Bouddhisme régnait sur le
Japon et sa capitale d'alors, Nara.
Afin de fortifier leur esprit et d'aguerrir leurs corps les
prêtres bouddhistes montaient sur les sommets inviolés
afin d'y pratiquer ce que l'on appelait alors le "Bouddhisme
de montagne".
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717 |
L'un de ces religieux, nommé
Taicho, célèbre par son rang et ses vertus,
gravit en 717 le mont Hakusan, guidé par un bûcheron
local, Sasakiri Gengoro.
Un an plus tard, le Dieu du mont Hasukan lui apparut en songe
et lui dit : "Au pied de cette montagne, à quelques
milles d'ici, se trouve un village appelé Awazu.
Une source d'eau chaude miraculeuse y jaillit. Descends dans
ce village, et, avec l'aide des habitants, dégage la
source afin qu'elle puisse longtemps être utilisée
par le peuple ".
Obéissant au Dieu, Taicho descendit au village et fit
creuser la source. Et en effet, lorsqu'un malade s'y baignait,
il ne tardait pas à recouvrer la santé. Taicho
nomma son disciple Garyo Hoshi, second fils de Sasakiri Gengoro,
le guide-bûcheron, gardien de la source.
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L'auberge la plus ancienne
de l'Empire nippon
C'est ainsi que, voici mille trois cents ans, Garyo Hoshi
devint fondateur de la plus ancienne auberge traditionnelle
du Japon, le "Ryokan Hoshi", située sur l'une
des trois montagnes sacrées de l'Empire nippon.
Le disciple de Taisho prêchait alors le Bouddhisme,
le protégeant dans toute la région. Comme, à
l'époque, la monnaie n'avait pas cours dans les campagnes,
les visiteurs du Ryokan offraient, pour payer leur séjour,
des produits de leur récolte et faisaient eux-mêmes
leur cuisine. Construite près de l'océan, elle
bénéficiait - et bénéficie encore
- toute l'année des produits de la mer.
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