Les origines de la famille D'Ieteren remontent au XVIème
siècle et se situent dans les villages de Dieteren, Sittard, Schinnen et Puth, dans le Limbourg hollandais au Nord-Est de Maastricht.
Au début des années 1780, Jean-Gaspar D'Ieteren émigre à Bruxelles où il s'installa et se marie en 1784. Son fils Jean-Joseph, fondateur de la lignée des carrossiers bruxellois, naît le 7 mars 1785.
On retrouve le nom de Jean-Joseph dans les registres de recensement de la ville de Bruxelles en 1799 et 1802 où il apparaît comme apprenti charron puis ouvrier charron. C'est en 1805, l'année de ses 20 ans, soit 6 années après le début de sa période d'apprentissage, qu'il débute son activité en nom propre.
A ses débuts il s'occupe exclusivement de charronnage, de menuiserie de voitures et de fabrication de roues. Il établit son atelier au centre de la ville de Bruxelles.
Peu avant la révolution de 1830, devenu un artisan chevronné, il se distingue à l'Exposition Générale des Produits de l'Industrie Nationale à Bruxelles.
Jean-Joseph D'Ieteren meurt en 1831 et laisse son héritage à ses deux fils : l'aîné Adolphe (1811-1872) continue le charronnage tandis qu'Alexandre (1817-1903) part pour Paris se perfectionner en dessin et en menuiserie de voitures. Il retourne en Belgique en 1849 et les deux frères s'associent pour former désormais "D'Ieteren Frères".
En 1857, Alexandre se sépare de son frère et s'installe rue Neuve dans les nouveaux ateliers sous le nom "Alexandre D'Ieteren" en adjoignant des activités de peinture et de garnissage aux travaux de charronnage.
Son fils aîné, Alfred D'Ieteren (1853-1947) est envoyé par son père chez un forgeron à Paris fournisseur de voitures. Son second fils, Emile (1856-1922) , entame un apprentissage de peinture et fréquente l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. En 1873, Alexandre D'Ieteren ouvre à la chaussée de Charleroi un nouvel atelier réunissant tous les métiers de la fabrication des carrosseries. Alfred s'occupe de la forge tandis qu'Emile supervise l'atelier de peinture.
Alexandre se retire en 1878. Ses deux fils lui succèdent et reprennent comme raison sociale "D'Ieteren Frères".
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L'entreprise aujourd'hui |
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Au service de l'automobiliste.
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D'Ieteren est composée de trois activités dont les poids respectifs sont équilibrés. Ses activités sont :
La distribution en Belgique des véhicules des marques Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Bentley, Lamborghini et Porsche ainsi que des deux-roues motorisés Yamaha et MBK.
La location automobile à court terme en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie via Avis Europe plc et ses enseignes Avis et Budget.
La réparation et le remplacement de vitrage de véhicules en Europe, au Canada, au Brésil, aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande via Belron s.a. et notamment ses enseignes CARGLASS® et AUTOGLASS®.
La stratégie du groupe est d'être le meilleur «parent» pour ses activités.
Le groupe apporte toujours sa connaissance approfondie du secteur de l'automobile, ses capacités d'anticipation et d'adaptation, sa vision portée sur le long terme et sa volonté d'entreprendre et d'investir judicieusement.
La force du groupe repose sur une organisation décentralisée, flexible et proche des clients, combinée à une capacité de dialogue et de partage des expériences les plus avancées, par exemple en matière de logistique, de gestion de marques, de réseaux de distribution ou de management des performances.
Aujourd’hui le groupe, qui a
réalisé en 2006 un chiffre
d’affaires de 5,3 milliards d’euros,
est présent sur les 5 continents
dans 110 pays.
Il emploie quelque
26 000 collaborateurs et sert 14 millions d’automobilistes par an.
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1805
1857
1880 |
L’année de ses 20 ans, Jean-Joseph D'Ieteren (1785-1831) débute
son activité en nom propre.
A ses débuts il s’occupe exclusivement
de charronnage, de menuiserie,
de voitures et de fabrication de roues.
A sa mort en 1831, il laisse son héritage à ses deux fils Adolphe et Alexandre.
Alexandre D'Ieteren (ici en médaillon) se sépare de son frère et s'installe rue Neuve. Il adjoint des activités de peinture et de garnissage aux travaux de charronnage.
Ses deux fils, Alfred et Emile, lui succèderont et
reprendront comme raison sociale
«D’Ieteren Frères». La maison expose en 1880 à l'exposition du Cinquantenaire de l'Indépendance et, en 1896, Alfred devient secrétaire fondateur et vice-président de la "Chambre Syndicale Belge de la Carrosserie et des Industries Annexes". Les deux frères deviennent fournisseur de la Cour Royale de Belgique et, en 1905, la maison reçoit du roi Léopold II commande d'un landau de gala pour les cérémonies officielles.
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1897
1911
1919
1922
1930
1935
1948
1950
1956
1958
1972
1974
1975
1989
1999
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La fin du XIXème siècle voit la naissance de l’automobile. L'année 1897 inaugure cette nouvelle ère et, par la même, un nouveau métier, celui de carrossier pour automobile avec la livraison par D'Ieteren d'un Dog-cart électrique à quatre places destiné à la Compagnie Générale des Transports Automobiles. Les premières carrosseries de ce nouvel univers sont de divers types : voiturette, tonneau, limousine... Les ateliers deviennent trop exigus pour la construction des automobiles qui requiert plus d'espace que les voitures attelées. La firme entreprend donc la construction de plus vastes ateliers situés au 50 rue du Mail, lieu qui reste encore à ce jour le siège de la société.
Lucien, le fils d'Alfred D'Ieteren (1880-1966), prend durant les dernières années qui précèdent la première guerre mondiale de nombreuses responsabilités pour remplacer progressivement son père aux côtés de son oncle Emile. En 1911, la production décolle suite à une importante commande de Delaunay-Belleville. Malheureusement la guerre va porter un coup d'arrêt à la progression de la carrosserie.
En 1919, Emile et Lucien transforment la société «D’Ieteren Frères» et consti-tuent la «Société Anonyme Anciens Etablissements D’Ieteren Frères», nouvelle raison sociale qui va perpétuer le travail des ateliers de la rue du Mail.
La production reprend sur la base de châssis de toutes marques et les commandes se font peu à peu plus importantes.
Emile D'Ieteren décède en 1922 et Lucien reste seul à la tête de l'entreprise. Il va entreprendre l’exportation de carrosserie à tel point qu’en 1928 plus de 65% des carrosseries sont destinées à l’étranger (Etats-Unis, Argentine, Hollande, Espagne, Portugal, Egypte).
En 1930, le bilan des productions de la maison D’Ieteren fait état de plus de 1000 carrosseries construites en 5 ans, un chiffre très important pour l’époque.
Début des années 1930, l'activité de carrosserie est graduellement abandonnée. Les Anciens Etablissements D'Ieteren Frères se consacreront dorénavant à l'importation d'automobiles américaines Studebaker, Pierre-Arrow et Auburn et, dès 1935, l'entreprise se lance dans l'assemblage de Studebaker. Cette activité d'assemblage sera l'une des spécialités de la firme pendant 35 ans.
En 1948, Pierre D’Ieteren (1912-1975), fils de Lucien, conclut un contrat d’importation avec Volkswagen. Quelques mois plus tard, la célèbre Coccinelle sera lancée en Belgique. Une nouvelle usine d'assemblage est construite dans la banlieue bruxelloise à Forest d'où sort en avril 1949 la première Studebaker.
En 1950, D'Ieteren devient importateur exclusif de Porsche et en 1954 débute à Forest l'assemblage de la Coccinelle.
En 1956, D’Ieteren se lance dans la location de voitures à court terme. Un accord est conclu avec les chemins de fer belges : des Coccinelles seront disponibles à la location dans les principales gares du pays.
En 1958, à l’occasion de l’Exposition universelle, Dit’Rent-a-Car, la division de location de D’Ieteren, devient licencié Avis.
En 1972, le fils de Pierre, Roland D'Ieteren, devient administrateur adjoint de la société.
En 1974, la société troque son ancienne dénomination pour devenir « s.a. D’IETEREN n.v. ». Cette même année, l'entreprise obtient l'importation des marques Audi et NSU et lance la VW Golf qui va devenir le best-seller de Volkswagen.
Pierre D'Ieteren décède et Roland prend la succession.
S’en suit durant les décennies suivantes l’importation des motos Yamaha, des cyclomoteurs MBK, des marques automobiles Seat, Skoda, Bentley et Lamborghini.
D’Ieteren devient l'actionnaire majoritaire d’Avis Europe, à la suite d'une longue période de partenariat de près de 30 ans. Cette acquisition permet à D'Ieteren de prendre pied sur le marché international. Avec environ 8 millions de clients par an, Avis Europe est présente en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie avec les marques Avis et Budget. En 2005, D'Ieteren détient 59,6% du capital de la société.
D’Ieteren acquiert Belron, spécialiste mondial de la réparation et du remplacement de vitrage de véhicules. La société opère au travers de plus de 1 500 points de service et environ 6 500 unités mobiles en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande. En 2007, D'Ieteren détient 73,38% du capital de la société.
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